Comment combattre la violence ?

D’un côté il y a Dieu, de l’autre il y a nous (l’Homme, au sens d’humain). Il existe une connexion entre Dieu et nous. Seulement, tout au long de cette connexion/relation nous rencontrons de nombreuses violences (= les petits rectangles verts), pour lesquelles on peut endosser le rôle de victime, de témoin ou même d’auteur. Ces violences interrompent la connexion entre Dieu et nous, mais aussi entre nous humains (= les petits éclairs).

Voici un schéma qui illustre cette idée :

schéma violence 2017

Qu’est-ce qu’on entend par “violences” ?

On peut citer par exemple : être témoin de violences conjugales, connaître une personne qui se taille dans les veines, avoir un proche qui a subi un grave accident qui a déformé son corps ou son visage, être victime de harcèlement, voir une personne en frappe une autre, s’en prendre à quelqu’un parce que sa tenue ne nous convient pas, subir un abus de pouvoir, insulter sans raison, être violent envers un proche… La liste est longue… !

Le chrétien face à la violence

Un chrétien ne devrait pas être violent, il doit plutôt être bienveillant. 

Et pourquoi hésitons-nous tellement à intervenir lorsqu’on est témoin de violence ?
→ C’est que notre honneur est en jeu, on a peur de perdre la face aux yeux du monde. On a peur de devenir à notre tour la victime. C’est un peu l’instinct de survie. Quand on ne fait rien pour aider la victime, c’est un peu comme si on lui faisait du mal nous aussi… C’est vrai que c’est difficile, en tant que témoin même, de franchir le premier pas pour intervenir. On a toujours un peu l’impression de donner un bout de soi.

Soyons vigilants ! Le désintéressement vis-à-vis d’une personne exprime un manque d’amour, qui peut ensuite aller jusqu’au mépris, à la violence, à la haine parfois…

« Tout homme qui déteste son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle en lui. »
(1 Jean 3.15)

Gardons-nous donc d’une telle conduite, même s’il est difficile pour nous humains de lutter contre ce sentiment fort qu’est la colère. L’envie de se venger provient de notre nature pécheresse.

D’ailleurs, à votre avis, quel était le 1er acte de violence dans la Bible ? …
→ … C’était le meurtre d’Abel par Caïn. Réaction de Dieu ? Il a chassé Caïn, mais toujours en le protégeant, car il est bon, malgré sa colère.

Chrétiens en colère

A-t-on le droit de se mettre en colère lorsqu’on est chrétien ?

« Si vous vous mettez en colère, ne pêchez point ; que le soleil ne se couche pas sur votre colère. » (Ephésiens 4.26).
Au moins c’est clair. Ne gardons pas notre rancune indéfiniment dans notre coeur, et allons nous réconcilier avec notre prochain !

Pourtant la Bible abrite plusieurs épisodes de colère intense :

  • Jésus était lui aussi déjà en colère, par exemple lors de l’épisode du marché dans le temple (Marc 11.15-18). Il a même été violent ! Mais c’est un peu facile de montrer cet épisode du doigt, pour justifier nos propres actes de colère. La colère de Jésus était justifiée, il voulait remettre de l’ordre dans le temple, lieu qui n’est pas du tout destiné à faire du business.
  • Et la violence du déluge alors ?
    → Dieu n’est pas au même niveau que nous ! Nous ne pouvons pas nous mettre à sa hauteur. Sa violence était sainte et juste : il savait ce qu’il faisait en noyant la Terre entière.
  • Savez-vous quelle a été la plus grande violence de la Bible ?
    → C’est la crucifixion. Mais elle nous a été tellement bénéfique ! Elle a permis de régler la note de toute la violence du monde ! Quel bienfait !

Maintenant que nous avons vu cela, vous vous demandez peut-être : concrètement, comment lutter contrer la violence au quotidien, finalement ? 

4 propositions de solutions concrètes face à la violence :

  • Protéger la victime en l’écartant du danger, lui porter secours, la défendre, la soutenir; 
  • Faire appel à un médiateur pour intervenir;
  • S’excuser lorsqu’on a fait du mal à l’autre, lui demander pardon;
  • Demander à Dieu par la prière de changer le cœur de l’auteur de violences, et d’apporter de l’aide à la victime ainsi que du courage au témoin pour intervenir.

Merci Père céleste de nous accompagner au quotidien sur notre chemin de vie.
Aide nous à garder la connexion avec toi aussi fluide que possible, et à faire preuve de bienveillance dans le monde. Amen.

Thème spi du WENA 2017, présenté par M. Jautzy, pasteur à Schillersdorf (67)

Article initialement paru dans l’Echo des Jeunes n°195, légèrement adapté pour le blog